Voitures à pédales

Laissez-vous guider dans l’univers musical de la révélation de cette rentrée 2005. Prenons la route avec Mell à bord de sa « voiture à pédales » en compagnie de sa team de choc.

Mell est de retour deux ans plus tard avec son tout nouvel allbum « Voiture à pédales » entre rock’n’roll et chanson. Les raccourcis sont interdits dans cette course effrénée pourvue de 13 directions et trajectoires possibles. 13 pistes audios mêlant différents régimes de moteurs. Un album plus électrique avec des textes directs et vivants grâce auxquels le groupe nous présente les différentes facettes de son talent.

L’humour noir et la dérision sont de mise et nous rappellent avant tout qu’il est important de rire. L’album s’écoute facilement et les mélodies parfois obscures s’enregistrent tout aussi aisément. De belles premières parties, Jeanne Cherhal, Miossec, Les ogres de barback, Tété ou encore Cali, l’ont aidé à murir et à proposer des textes frais et décalés pour finalement prendre de l’assurance en vue d’assurer un spectacle à la hauteur. Haut en couleurs, l’album risque de cartonner sur scène comme sur galette, pourquoi pas aux côtés de grands de la chanson. Pour mieux comprendre l’univers si particulier de notre chanteuse préférée, citons quelques groupes mythiques qui l’accompagnent : The clash, Pixies…et les français dans tout ça ? Mano solo fait partie de ses artistes préférés si bien que l’on retrouve dans « Même pas peur » une voix tremblotante façon Mano.

Les boulets de canons se nomment « Moins que rien », l’incontournable « Voiture à pédales », « Pleure (Tu pisseras moins) », « La corde au cou » et j’en passe des meilleures. Les titres sont rock’n’roll et les guitare/basse sont accompagnées par des cuivres décidés à adoucir les textes spontanés voire tragiques quelquefois. « Délit d’faciès » m’interpelle et me rappelle l’ambiance des Têtes raides qui sortent d’ailleurs leur neuvième album. Quant aux autres titres, ils sont plus posés mais toujours aussi hilarants, « L’enclume », « Et ce cafard », « j’ai dans la tête »…

La pochette est en complète osmose avec l’intro de l’opus c’est à dire complètement débile. Drôle de manière de mettre en avant ce doux visage que l’on risque de voir, inévitablement, de plus en plus souvent.