Trick bag

Ian kent nous fait voyager au grès de ses histoires sur des rythmes où se côtoient le rock, le folk, le bluegrass et toutes les légendes que cette musique implique. Certains morceaux sont autobiographiques, d’autres de pures inventions.

Le songwriter est un rêveur dans l’âme. A la recherche de liberté, il a parcouru les Etats-Unis pouce en l’air. Certains écrivains comme Jack Kerouac, pour ne citer que lui, sont de véritables inspirations dans le « voyage initiatique » auquel Kent s’est prêté.

La musique, quant à elle, est davantage un moyen de communication et d’intégration que le chanteur a mis à profit au cours de ses voyages culturels. La culture musicale américaine est particulièrement riche, pleine de légendes, pleine de lieux et de musiciens mythiques. Il est facile de se prendre à rêver de gloire. Le rêve américain est une réalité.

Les références musicales du groupe constituent un fichier bien trop important pour ne pouvoir citer que tel ou tel artiste et passer ainsi sous silence des centaines d’autres. Même si ces influences sont diverses, elles sont intimement liées. C’est ce qui constitue la difficulté de cet album qui oscille entre le rock et tous ses dérivés sans jamais vaciller « Better days ».

Parfaitement dosé, « Trick bag » propose des morceaux emprunt de nostalgie grâce à des musiques traditionnelles « Central New York blues » et des paroles signées Ian Kent. Ce titre fut le premier coup de cœur, le premier battement de cœur incontrôlable. Cette sensation ne m’est pas inconnue puisque je dois cette toute nouvelle découverte au fondateur du groupe Bad Religion, Greg Graffin, grâce à son album solo intitulé « Cold as the clay » qui est consacré à la musique traditionnelle américaine. Un véritable retour aux racines.

En effet, les titres détiennent un charme qui leur est propre et que l’on pourrait s’amuser à replacer dans le temps « Tijuana ». Intemporels, ces derniers nous invitent au voyage et c’est ainsi que nous fabriquons nos propres images d’une Amérique que l’on ne connaitra jamais plus « The girl from the song ».

Les chansons d’amour sont indémodables et traversent les siècles avec le succès des premiers jours. Croyez-moi ou non mais lorsqu’il est question de charme, les crooners savent sortir l’artillerie lourde « Little things ».

Il n’est pas d’albums sans sentiments, sans générosité et Ian Kent nous en fait la preuve irréfutable.