Third time lucky

40 ans après le premier pas de l’homme sur la lune, c’est au tour de notre quadrupède globe-trotteur préféré d’y engager quelques foulées. L’univers est vaste et la nouvelle aventure de Patto le chien ne cesse de nous surprendre dans des interprétations musicales grisantes.

C’est un grand plaisir de retrouver les Pattos sur ce troisième album plein de promesses et d’énergie communicative. En effet, c’est un véritable coup de cœur dès les premiers titres et l’on redécouvre les Pattos dans des interprétations détonantes.

La musique des Pattos évolue mais conserve sa fougue et ses influences des premiers jours « Better watch out ». La country / folk sert de bases musicales et se voit dynamiser pour une rythmique tirant davantage vers le rock « Finally you speak ». Même si le folk est plus que jamais présent, on imagine le groupe toujours autant influencé par des artistes tels que le Grateful Dead du début des années 70.

Un clin d’œil à la période pré-folk durant laquelle les artistes, pochettes de disques et affiches en tout genre prenaient forme sous l’effet du LSD, comme en témoigne l’arrière de « Third time lucky ». Une époque trouble et controversée pendant laquelle le mouvement hippie revient tant bien que mal à la réalité, une époque qui a subi un phénomène de mode local puis qui fut largement exploitée par les médias donnant naissance à l’industrie musicale que nous connaissons aujourd’hui.

Les pattos, imprégnés par l‘histoire des sixties, seventies, réécrivent à leur façon l’histoire et décrivent les mutations musicales de cette époque épique mieux que quiconque, mieux que n’importe quel écrivain ou journaliste.

Pour finir, « Third time lucky » défend parfaitement sa place et ne vient pas compromettre les précédents opus, bien au contraire. Les mélodies sont travaillées dans les mêmes moules et la patte Pattos sonne de plus belle comme en atteste « Who could ? » ou encore « Silverhead ». Quant à la reprise du groupe Teach-In « Ding a dong », titre qui a évincé lors de l’Eurovision 1975 les Anglais du groupe the Shadows, elle reprend du service en sortant ses doigts du cul avec une version nettement plus digeste et dans l’esprit du nouvel album des Pattos intitulé « Third time luck