Stop talking

Les nouveaux Belges à la mode : Soldout. Après l’émergence de certains groupes pop/rock « Girls in Hawaï », « Ghinzu »…Soldout décide de frapper fort et de créer sur des rythmes entêtants « The keys ». Un groupe électro usant de guitares déformées et saturées « You’re not ok » allant sans complexe à contre courant de ses confrères belges…Merci.

Un album très accessible pour une fois et un minimalisme étonnant donnant lieu à quelques tubes « For your next girlfriend ». La voix de Charlotte, parfois sensuelle et provocatrice « I don’t want to have sex with you », parfois douce « Maybe tomorrow » face aux sonorités marquantes de David « Get out ».

En concert, Le duo est accompagné par un collectif de graphistes « The poney express ». Tous les moyens sont mis en œuvre pour attirer l’attention et la retenir. Une chance supplémentaire pour les compères de toucher une fois pour toutes les amateurs d’infra basses. Les collaborations vont bon train et les premières parties s’enchaînent en France aux côtés d’Indochine. De bien belles promesses !?

Les deux compères proposent un album dans lequel cohabitent énergie et rythmes accrocheurs. Le seul bémol : la lassitude qui menace, après quelques écoutes seulement, une overdose irrémédiable donnant raison au rock plus conventionnel et peut-être même à « Ghinzu »…Non merci.

Malgré toutes ces collaborations (Avec les groupes Belges précédemment cités) et cette ouverture d’esprit que l’on devine, l’opus manque de surprise, de diversité, de prise de risque. Comme si les deux étaient conditionnés à faire des tubes et à réutiliser inlassablement la même recette.

Une première expérience encourageante qui manque cependant de piquant !