Rock’n’roll Karma

Big mama est toujours à la hauteur de nos espérances. Les fans ne seront ni surpris, ni dépaysés à l’écoute de cet album. L’esprit reste festif, alors n’ayez crainte et plongez-vous dans l’univers rock’n’roll de Big Mama.

Après deux albums, l’énergie est toujours présente sur des rythmes cuivrés rappelant le ska et la fête. « Rock’n’roll karma » nous propose des chansons qui cartonnent à coup sûr. Ils ont désormais l’habitude lorsqu’il s’agit de bouger les masses. « Commun comme eux » est pour moi le joyau, le titre phare de l’album. Le premier couplet est désastreux et d’un pessimisme à l’origine probablement du taux de suicide de plus en plus fréquent chez les jeunes. Rassurez-vous, le refrain est rassurant puisque « On est commun, comme tous, comme eux ». Les périodes de doutes sont souvent suivies par des résolutions issues de morales… qui font du bien. Retrouvons l’énergie grâce au refrain…énergique. Les résolutions ? Les voilà, le second couplet s’en occupe pour ne plus jamais, au grand jamais, tomber de haut. Osmose parfaite entre les textes et la musique alliant des refrains rock et des couplets raggae/ska. Fabuleux !

J’ai une phrase imparable que je mets à la disposition d’OscarTramor, qui lui aurait bien servi le 24/11/05 lors du concert de Mickey 3D et qui dit : « A votre médiocrité, j’oppose ma débilité ». Voilà Oscar, plus besoin de te justifier quand tu fais ton débile ! Tout ça pour enchaîner sur « Dedans ou dehors » riche en contradictions pas si contradictoires. Je me comprends et c’est déjà pas mal. Pas mal d’imagination, pour preuve, un hommage est rendu à deux de leurs influences majeures : Peter Tosh et The Clash. Accompagné par Fermin Muguruza (Ex Kortatu et Negu Gorriak) et Guizmo (Tryo), le groupe nous offre une bouffée d’imagination utile.

Ah voilà c’est malin, ça partait pourtant bien, je ne comprends pas ! Ca va faire une belle polémique en tout cas. Voulez-vous attirer les foudres de Mr Sarkozy ? Défendre « la thèse » de « Fast & furious » ? (Rires) Ca ressemble plus et se transforme vite en une histoire d’amour façon « Bridget Jones » car « Pour une heure longue comme une vie, ou pour un jour court comme une heure, de ton amour je suis demandeur ». Belle conclusion quand même parce qu’au début je voyais mal la chute.

Constat et morale face à une société qui conditionne une population individualiste, égoïste et matérialiste. « Combien de temps encore, à suivre ceux qui ont tort. Au lieu de se réapproprier les clefs de nos destinées ». Dignité et conscience sont les clefs de nos destinées. La richesse ne se limite pas à l’argent. « Combien de temps encore » nous rappelle les refrains assassins des précédents albums. Très belle chanson, belle écriture. C’est peut-être bien celle là ma préférée. Voilà que je doute!

Un air connu ? Une mélodie implacable et une chanson complémentaire à « Combien de temps encore » puisqu’en conclusion il est question de liberté et d’amour. Les deux seules richesses grâce auxquelles la vie vaut la peine d’être vécue.

La liberté de penser au travers autre chose que la télévision (Mind on, TV off : Undergang), d’avoir ses propres opinions, convictions et transmettre aux générations futures ce droit précieux.
Quelques titres instrumentaux sont proposés mais n’ayez pas l’intention de vous reposer. Une évolution vers le rock incontestablement, un rock coloré et enivrant.

Il ne me reste plus qu’à vous remercier alors…merci !