Premier album

Carmen Maria Vega passe de la scène au studio sans perdre de vue le côté théâtral qu’apportent les textes et l’énergie du groupe. C’est un grand plaisir de pouvoir enfin redécouvrir la chanteuse sur un terrain de jeux nouveau et totalement inédit : le studio.

Le premier single intitulé « La menteuse » risque de coller aux basques de cette chanteuse charismatique qui prône la diversité grâce à des textes tantôt humoristiques, tantôt sérieux et intimistes. L’artiste a donc plusieurs cordes à son arc et n’a pas l’intention d’être cataloguée. Pour preuve, l’album sait changer de ton, l’artiste d’interprétation et c’est avec délectation que l’auditeur dévore l’opus.

Bien loin de jouer un rôle, Carmen Maria Vega, ses yeux, son sourire ou encore sa voix, peuvent à tout moment exprimer avec réalisme une part de sensibilité, de vérités révélées par certains titres souvent détournés avec dérision. Cette formule fonctionne à merveille sur galette grâce à des sursauts d’humeur jubilatoire « Les antidépresseurs » emprunts d’une hystérie communicative, parfaitement calibrée.

Il n’y a pas un courant musical qui pourrait satisfaire ce véritable savoir-faire et contenter l’artiste, mais une palette bien plus large que ce que l’on pourrait croire. La musique, qui s’adapte, est fabriquée sur mesure et prend forme au rythme d’histoires, de mésaventures ou d’épisodes savoureux. Le rock, la chanson, le jazz manouche s’invitent et accentuent le réalisme des textes « Hiérarchie ».

Le studio n’a donc plus de secret pour Carmen Maria Vega qui excelle visiblement aussi bien sur scène qu’en studio. Pas de panique Madame la saltimbanque, nous sommes définitivement sous le charme.