Oai Star

Le quatrième album des Stars du Oaï nous est présenté par Gary Greu & Dubmood. « Manifesta » nous dévoile son artwork particulièrement soigné et radicalement opposé à son prédécesseur mais néanmoins inimitable « Va à Lourdes ». Une révolution serait-elle en marche sur la planète Mars ?

Comme à chaque sortie d’album, c’est le renouvellement et la nouveauté qui surprennent. « Va à Lourdes » délivrait une bonne dose de guitare et d’énergie rock. « Manifesta », quant à lui, embrigade Dubmood sur son terrain de jeu favori : la musique électronique. A partir d’une Game Boy, le Suédois fait des merveilles et permet au Oaï Star d’élargir sa palette musicale, une fois de plus.

L’énergie rock semble moins présente mais il ne s’agit bel et bien que d’une fausse impression. La cheapmusic représente un attrait certain et agrémente les plages musicales de petites intentions aux grands pouvoirs, se rapprochant par la même de l’esprit sound system des débuts.

L’énergie est travaillée différemment au profit de la scène, semble-il. Si les précédents opus étaient faciles à s’approprier, celui-ci puise sa force dans l’euphorie, l’instant présent. Difficile de savoir comment va évoluer « Manifesta », un album plus « festif » qui révèle des textes moins prenants et moins parlants « La vie qu’on mène », « Je veux faire brûler la mer »…

Si les textes laissent les auditeurs sur leur faim, la musique procure quelques bonnes surprises « Fire » qui nous confirment l’importance de ce fameux renouvellement. Quant à leur sens de l’humour et de la dérision, les Marseillais ne l’ont pas perdu. Pour preuve, « Are you from Mars » met sur la route de Gary une incroyable célébrité pour notre plus grand plaisir.

Pour finir, il semblerait qu’il faille se chausser de nos plus belles baskets et écumer à nouveau les salles de concert cet hiver afin d’apprivoiser ce nouvel album et le découvrir sous un nouvel angle.