Noof: Commerce écoutable

Le clown vocal que l’on nomme Noof est de retour avec son nouvel album intitulé « Commerce écoutable ». Onze nouvelles chansons voient le jour sur cet opus qui prend une nouvelle tournure.

Toujours aussi captivant, l’univers de Noof est, cette fois-ci, beaucoup plus accessible. En effet, les textes sont désormais en français et laissent loin derrière eux le dialecte purement inventé et présenté sur le premier album de l’artiste.

L’imagination et la volonté de créer transpirent de toutes parts et occupent toujours une place de premier choix. Noof reprend du service sans pour autant oublier l’origine de ce projet farfelu. Ce véritable human beat box habille son univers par sa seule et unique prestation vocale.

Il devenait primordial de transformer les émotions par des sentiments réels. C’est pourquoi, les textes occupent cette fois-ci nos pensées et notre attention, grâce à ce nouveau tournant aux allures de chansons françaises bidouillées. Cette signature unique et reconnaissable entre mille confirme l’attention maladive qu’on lui porte, une véritable contamination qui évolue et se propage au fil de l’album.

L’intensité monte crescendo et communique une folie irrésistible. Petit à petit, on découvre l’artiste sous son meilleur visage. Un visage capable de se transformer infiniment dans des interprétations des plus sérieuses « Parti à 30 ans » comme des plus exaltées « Le roi boiteux ».

Le meilleur exemple de folie réside dans l’interprétation de « Père Noël ». L’accumulation de frustrations et de malchances atteint son paroxysme et donne une vision plus concrète de ce qu’est la notion du Big Bang. Les mots sont pesés et nous renvoient du tragique au comique.

« Commerce écoutable » est un album à découvrir d’urgence car il procure des sensations différentes les unes des autres et un véritable moment de liberté, un voyage dans les méandres de nos esprits tous aussi tordus que celui de l’artiste.

« Commerce écoutable » ou le florilège de sentiments soigneusement mixés qui se confrontent dès qu’ils en ont l’occasion « Noms de dieux ».