Montreuil

Karpatt est un groupe bien ancré dans notre esprit. 4 albums, un artwork très soigné et ce, depuis son prédécesseur « Dans d’beaux draps » qui donne un petit goût de reviens-y.

La signature du groupe est omniprésente avec « Montreuil » qui nous invite à les découvrir dans de nouvelles interprétations plus proches de l’univers rock. Que l’on ne se fasse pas de fausses idées, la mélancolie constitue toujours le fond de commerce d’un groupe qui l’exploite avec allégresse depuis « Dans le caillou » et finit par agacer nos nerfs dans cet exercice assimilé et trop attendu « Tout oublié ».

Karpatt donne le sentiment de proposer une musique figée. C’est pourquoi, les chansons « rock », même si elles sont minoritaires et pour le coup quelque peu expérimentales, donnent un coup de fouet et font sortir Karpatt des sentiers battus. Une fois les charentaises au placard, le lien entre l’ancien Karpatt et le nouveau est paradoxalement difficile à suivre « Ecrire » car peu cohérent avec l’image que l’on a du groupe.

La contrebasse laisse place à la basse lorsque cela se fait ressentir « Tête la première » et la batterie prend ses aises « En attendant ». Un renouveau qui s’accompagne inévitablement de changements discutables même si notre tendance à coller des étiquettes et cloisonner la musique y est probablement pour beaucoup.

La tournée estivale du groupe donnera sûrement raison au groupe que nous ne connaissons que trop bien.