Maudits Français

6 années se sont écoulées depuis « Safari Croisière » laissant un goût d’inachevé à ce second disque. Les Parisiens reviennent riches d’expériences variées et enrichissantes et nous proposent « Maudits Français », un album dans la continuité de « Hawaï ».

Si l’on devait comparer ce troisième album studio avec les précédents, il conviendrait de faire le rapprochement avec le premier album paru en 2000. En effet, « Maudits Français » renoue avec le savoir-faire qu’on lui connaît depuis le début, à savoir une musique festive, pleine de jeux de mots et taillée pour la scène.

Moins « expérimental » et diversifié que « Safari Croisière », celui-ci se concentre sur les racines premières d’un groupe dit de « rap musette ». Pour preuve, la pochette de « Maudits Français » fait dans la simplicité et annonce le retour en grande pompe du groupe JAVA en lettres capitales fait battre notre cœur à mille à l’heure et efface à tout jamais notre nostalgie passée.

Les jeux de mots reprennent du service et sont régulièrement détournés au profit de l’auditeur venu chercher l’ivresse d’une musique franchouillarde remise au goût du jour par toutes sortes de stratagèmes bien sentis. Les textes sont en parfaite osmose avec la musique et sont cuisinés à l’ancienne sans qu’aucune ride ne vienne gâcher la fête « Mots dits Français ». Les mots sont donc à la fête et guettent la moindre occasion pour nous faire danser, s’esclaffer.

L’album est axé sur l’énergie et le live si bien que l’on retrouve la poigne du rock avec des refrains simples mais efficaces « Ouais ». « Maudits Français » oscille entre chansons populaires et chansons signées et labélisées par JAVA « On », « L’amer à boire ». Lorsqu’elles sont plus légères « Bling Bling », « Ta gueule », « Folklore » celles-ci trouvent leur consistance dans leur musique et leur rythme.

Alors que « Safari croisière » était considéré comme un fourre tout, son successeur ne se contente pas de copier-coller les premiers hymnes du groupe, il crée de nouvelles sonorités et minoritairement des textes plus sombres « On », « Mona ».