Les affranchis

Le nouvel album d’Alexis HK est enfin dans les bacs. « Les affranchis » nous amène dans un univers rempli de péripéties et d’histoires rocambolesques. A ne pas manquer.

Les histoires alambiquées, dont Alexis HK a le secret, donnent vie aux personnages hauts en couleur. Malgré leurs faiblesses respectives, ces derniers évoluent parfaitement dans des rôles souvent cocasses.

Le casting est imparable et suscite toute notre attention. Les textes sont grinçants et irrésistibles. « La fille du fossoyeur » plante le décor en quelques accords et réinvente l’idylle du vingt-et-unième siècle à la manière de Jean Teulé « Le magasin des suicides ». Quant aux affranchis, titre de l’album, ils représentent en quelque sorte la vie de bohème qu’est la vie d’artiste. On ne mélange pas les styles. En revanche, il est facile de donner une dimension particulière aux textes criblés de doubles sens, d’ironie et de délire subtil qui prennent leur valeur dans la réalité comme dans la fiction.

La musique d’Alexis HK prend son aise dans un registre orienté vers le folk. Une musique qui se prête particulièrement bien aux histoires aux allures de conte « Chicken Manager », les histoires d’enfances « Là, c’est moi » et les railleries « Maudits Anglois ».

Clins d’œil et dérision sont à la fête tout au long de cet album sans concession. Toujours aussi original, l’artiste se renouvelle en s’entourant d’artistes (Renan Luce, Lise Cherhal…) aux idées neuves « Thanks for the add ».

« Les affranchis », nouvel album fraîchement sorti, est à découvrir de toute urgence.