L’art de la déconvenue

Sylvain Asselot a sans nul doute l’art de la déconvenue sur cet album où les textes mêlent humour noir et déceptions. Quelques mésaventures sont contées avec énergie donnant à toutes ces désillusions une ironie bien dosée que l’on fredonne à coup sûr.

Le chanteur décrit les imperfections, les angoisses et autres mal-être quotidiennement répétés « Je voudrais être un autre » par des personnages en perpétuel apprentissage de la vie.

Perdre pied est un sentiment humain que chacun d’entre nous a connu au moins une fois dans sa vie. L’amour procure souvent ce sentiment mais n’est pas pour autant désagréable, loin de là. Cette sensation est de plus en plus éphémère avec le temps. En effet, les défauts et imperfections deviennent de véritables bêtes noires flagrantes et détestables « Trois jours avec cette fille » qui laissent de temps en temps des souvenirs agréables car toujours sélectifs « Le réduit miteux ». Paradoxalement, les histoires les plus courtes sont toujours les plus riches et les plus romancées par de multiples éventualités qui auraient pu se présenter « ah, qu’est-ce que j’ai bien ri ».

Mieux vaut en rester là ou bien faire preuve d’intelligence c’est-à-dire remettre en question son couple, c’est pourquoi les concessions sont parfois les bienvenues lorsqu’elles ne tombent pas dans l’excès « Après tout c’est bien normal ».

Les relations hommes/femmes sont donc largement exploitées. L’amour et tout ce que cela implique constitue le fil directeur d’un album où les sentiments ne sont pas toujours détournés « Fin du jour ».