La libération des corps

« La libération des corps », le premier album des Nantais d’Uztaglote, voit enfin le jour après un maxi prometteur paru en 2003. L’amour est le fil directeur de cet album estival aux rythmes entraînants et entêtants. Tout au long des 12 nouvelles chansons, l’amour et l’humour se côtoient avec la participation d’une dizaine de personnages volontaires mais légèrement perturbés.

L’amour est un sujet universel qui ne manque pas d’histoires heureuses, malheureuses mais souvent drôles, ironiques quand elles ne sont pas insolites « Les laveries automatiques ». Le trio se défoule, extrapole sur les sentiments humains laissant sur le carreau les plus atypiques mais attachants personnages lorsque ceux-ci ne cultivent pas le mépris « Ma suzuki ».

Créés de toutes pièces, ces derniers nous baladent et nous ouvrent les portes de leur solitude devenant presque perverse pour les pauvres voisins et leur « Putain de cloison ». Inconsciemment quelquefois ou même de façon volontaire, c’est une véritable libération que de se confier sans tabou « Je vais mourir jeune et seule ».

Une remise en question s’impose quelquefois. La meilleure solution reste, paraît-il, de remonter jusqu’à l’adolescence voire même l’enfance afin de déceler les frustrations et autres privations refoulées « La poupée ». Lorsque celle-ci se passe bien, l’enfance laisse espérer amour et rencontres fusionnelles « La mala reputacion » avec la participation d’Alexis HK.

Quelque soit l’âge, l’amour occupe et préoccupe la plupart de nos pensées qui ne sont malheureusement pas toujours animées par de bonnes intentions « Pour vous plaire ». La vengeance est un plat qui se mange froid lorsque l’on rêve de justice et de respect « Je rêve souvent ».

Toutes ces valeurs, lorsqu’elles sont acquises, promettent un avenir plein de lé