La couche d’eau jaune

Les Flagrants Délires récidivent avec leur deuxième opus, tout droit sorti des distilleries lotoises, intitulé « La couche d’eau jaune ». Un album placé sous le signe de l’humour et de la fête.

Une fois de plus, les Flagrants Délires cultivent la bonne humeur et revendiquent leur attachement à leur région et, plus particulièrement, à leur département « Amoureux du 4-6 ». Un accent qui chante et par conséquent un savoir-faire naturel. Simples, francs et ouverts d’esprit à la vie comme à la scène, les cinq musiciens combattent les préjugés à coups de guitares électriques et exploitent la grande dualité entre le Nord et le Sud « L’accent du sud ». Les contraires s’attirent selon je ne sais quel proverbe que l’on peut qualifier de foireux à l’écoute de ce titre.

Cette opposition, volontaire et pas vraiment justifiée, est malheureusement une réalité. Les Flagrants Délires, quant à eux, préfèrent en rire plutôt que de tomber dans l’excès. En effet, anti-sportifs et plutôt pacifistes donc dans aucun club de football, les Cadurciens regorgent de vitamines et ont un appétit naturel pour la déconne « Vive le sport ».

Les Lotois refusent de s’enfermer dans ce schéma festif et c’est pourquoi ils réagissent, modérément mais à juste titre, en chanson. Les petites indigestions, ils en ont comme tout le monde « Sous les kalachnikovs » et se débarrassent de ces vilaines images qui viennent pourrir le quotidien en criant l’injustice. Ces quelques petits coups de gueule se voient rapidement dissipés dans cette immensité d’humeur positive. Les Flagrants Délires prônent l’humour courtois.

Cette galette est à consommer sans modération puisque qu’elle vient de la campagne cadurcienne et respecte des valeurs simples. Enregistrée à Montauban dans les studios « La dièse », les Flagrants Délires ont mis toute leur énergie pour séduire un public large en vue de rabibocher Pépé et les plus jeunes générations.