

Funambule, le nouveau disque de Christophe Cirillo, prend de la hauteur pour mieux observer le monde qui nous entoure.
« Et comme la vie ne tient qu’à un fil
Je veux bien devenir sur-le-champ
Funambule au-dessus de la ville
Pour regarder s’embrasser les gens »
L’amour résume assez bien le disque et ce sentiment universel nous livre une large palette de possibilités. L’amour nous entoure, nous façonne et conditionne notre vie, sans nécessairement mettre en scène deux êtres. L’amour, celui qui implique des sentiments entre deux individus, est platonique, passionné mais rarement raisonnable. C’est ainsi que Funambule décrypte l’amour et ses diverses sensations en nous contant 12 histoires de la vie.
La vie est une succession de victoires mais aussi de défaites que nous encaissons dans l’espoir de jours meilleurs « Le grand frisson ». Il est d’ailleurs fréquent d’entendre dire « c’était mieux avant » et ce en toute circonstance et quel que soit le sujet lancé. En effet, notre regard d’enfant a bien changé, malgré nos souvenirs plein de béatitude « J’aimais mieux avant ». L’insouciance nous rattrape avec ses grandes jambes et nous invite sans plus attendre à être au cœur de l’action « Funambule ».
On ne choisit pas d’être insouciant, on l’est, un point c’est tout. Cet état euphorique perd de son sens lorsqu’on vieillit mais a toujours une signification dès qu’il s’agit d’amour « J’aime cette fille ». Être au cœur de l’action signifie bien que nous devons être acteur et non spectateur et pour cela, savoir remettre les compteurs à zéro « Il a fallu » et se remettre en question.
Christophe Cirillo signe un très bon disque. Un disque émouvant et entraînant.











