Garadh – The burden of absence

Garadh nous livre ici un album plein d’émotions parfaitement distillé au gré des chansons.

L’émotion qui ressort, en globalité, de cet album est la mélancolie. On la ressent dans les mélodies des chansons, qui sont souvent tristes. Ces émotions se retrouvent plus précisément dans « Sad Spring », « Denial ». Émotions qui sont bien représentées dans le clip de cette dernière que je vous invite à découvrir.

Les émotions que dégagent les chansons permettent ainsi d’aborder des sujets torturés et graves. « Asylum », « A Desperate Call ». Le spleen est omniprésent tout au long de l’album.

Le jeu de Garadh est lent, voire lancinant, mais extrêmement puissant. Mon sentiment est une sensation de rouleau compresseur, sans brutalité, mais inéluctable.
Cette force tranquille fait le charme de leur univers. Cet univers dans lequel le groupe arrive à se coordonner. On obtient une leading voice claire, contrôlée et maîtrisée, agréablement mise en valeur par l’instrumental. Les riffs de guitare, très bien placés, sont parfois trop exagérés sur certains passages.

Froid et serein, quoiqu’un peu torturé au premier abord, Garadh fait montre, avec cet album, d’une rage intérieure capable de tout brûler si elle s’échappe. C’est justement sur ce point qu’est la force du groupe : maîtriser et laisser jaillir par touches précises son feu, exactement là où il sera le plus efficace.

Malgré cette ambiance qui peut se révéler un peu pesante, je recommande fortement cet album pour sa maturité, surtout quand on sait que c’est seulement le deuxième. Et pour plus d’information sur le groupe, n’hésitez pas à aller voir leur site.