Eskelina – Le Matin du pélican

Eskelina, originaire de Suède, est une chanteuse folk qui a grandi en écoutant une multitude d’artistes comme The Beatles, Johnny Cash, Simon & Garfunkel… Elle a été bercée par les belles mélodies et a étudié de son mieux l’art de faire passer les émotions.

Une chance pour nous, petits Français fatigués d’entendre encore et toujours les mêmes artistes, de rencontrer cette artiste venue d’un pays froid, mais emportant dans ses bagages beaucoup de chaleur et d’humanité.

Nous retrouvons cette chaleur dans les chansons qu’elle nous fait l’honneur de chanter en français. Un accent parfaitement maîtrisé, si bien que l’on oublie vite sa nationalité. Heureusement, Eskelina nous conte son pays et ses souvenirs « Je reviens » avec beaucoup de nostalgie. La malice n’est jamais très loin et nous permet de découvrir un ton qui jongle, chanson après chanson, avec les émotions amoureuses « Milan », coquines « Les hommes à poil », voire libertines quelques fois « Émilie », « L’amoureuse », mais toujours de bons goûts.

La simplicité de cette musique acoustique donne un charme naturel et intemporel à l’ensemble si bien que l’on a du mal à se défaire du disque qui, espérons-le, trouvera son public. Le matin du pélican et ses textes sont suffisamment ouverts pour que tout le monde s’approprie la poésie et les mélodies qui ne sont pas en reste.

Ce n’est pas « Maman » qui nous contredira. En effet, le texte pourrait très bien être une lettre écrite par l’un d’entre nous à sa mère inquiète de voir partir son enfant. Partir et découvrir la vie est aussi une formidable expérience pour le cœur, l’âme « La valise rose » et forge un caractère « Femme Fleury ».

Le matin du Pélican est un très beau disque qui ne se contente pas de parler d’amour, de nostalgie ou de voyage. La musique est belle, c’est indéniable, mais les mots et l’intention qu’on leur donne servent également à déballer ce qu’on a sur le cœur « Désordre ».

Félicitons donc Eskelina, et n’oublions pas de citer Christophe Bastien (Debout sur le zinc) et Florent Vintrigner (La rue kétanou) qui ont contribué à cette réussite.