En attendant

Les frères Volovitch sont de retour avec leur quatrième album « En attendant » et nous proposent une gymnastique entre mélancolie et coups de gueule.

Volo chronique le quotidien et fait ressortir une foule de sentiments liés à la vie qu’on mène et à la société qui nous conditionne. Par exemple, la télévision occupe une place de premier choix et installe une barrière dans les couples où la communication n’existe plus « Couples ». A contrario, « Tu connais » traite de l’amour fusionnel qui inspire la vie future et conserve si bien les souvenirs jusqu’au détail le plus insignifiant. En effet, les rencontres et le caractère de tout un chacun façonnent inconsciemment nos vies.

Les textes sont réalistes et saisissent parfaitement le quotidien et l’effort qu’il est nécessaire de produire quotidiennement pour s’intégrer et donner une image de soi qui s’inscrit dans la normalité « Evidence ». Il n’est malheureusement pas évident de contrôler notre état d’esprit, nos humeurs dictées par le cœur et que la raison n’explique pas « Un p’tit peu ».

Volo à la faculté, quant à lui, de régner sur les émotions et sait parfaitement jongler avec leur caractère trop souvent mélancolique à mon goût. Les chansons plus orientées et moins générales telles que « Réguler » ou encore « J’ai r’trouvé » donnent un peu de relief à cet album pessimiste et maussade.