Dope beats

Merci aux festivals pour l’ouverture d’esprit qu’ils apportent. Le peuple de l’herbe leur doit beaucoup. Ils le savent et poursuivent ce travail via « Dope Beats ». Une multitude d’artistes se succèdent sur cette compilation. Le peuple de l’herbe nous fait découvrir les groupes de leur région. Souvent électro, parfois Hip Hop ou encore rock, « Dope Beats » propose un album riche et diversifié. Cet opus a donc une cible très large et s’adresse à toute personne imprégnée par un univers musical quel qu’il soit…L’ouverture d’esprit reste au coeur du sujet avec « Dope Beats » grâce auquel les adeptes de « nouveau son » pourront se prendre de passion pour ce mélange de culture.

Réveil matinal

Munissez-vous de bons hauts-parleurs et d’un coeur « pur » pour aborder les quelques titres que j’ai relevé et qui sont remarquables. La première révélation se nomme « Yokohama zen rocks », un projet mené par DJ SPAGG (Peuple de l’herbe) qui a visiblement prit goût aux bonnes choses. Une musique qui nous plonge dans l’étrange avec des basses surpuissantes et tout un tas de gadgets électro. Se greffe à ce travail de titan une voix troublante qui s’imprègne et marque les esprits même étriqués. Une voix féminine incomparable pour un dépaysement musical total dans l’univers électro actuel. En effet, une Japonaise est au chant. Une guitare la suit tout au long du titre. « Le peuple de l’herbe » feat « Djazia » est la seconde. Un titre ne manquant pas de charme et prêt à marquer cette compilation. Coachée par le peuple de l’herbe, la chanteuse de Myg apporte sa griffe et nous plonge dans son univers. Nous allons rester dans cette ambiance entre rêverie et relaxation. « Sad » prend le relais. Notre imaginaire est toujours à son maximum pour cette musique apaisante et toujours aussi riche.

Premières lueurs du soleil

La pression monte d’un cran. Il est temps de se réveiller. Doucement mais sûrement avec « Twelve » (Dj High tone). Des sonorités « marrantes » et des passages rythmiques enivrants, agrémentés par des scratches énergiques. L’énergie est « au centre des conversations », au coeur du sujet. « DJ Duke » feat « Blurum 13 » nous balance un bon rap américain avec un sample répétitif mais incisif. Un concurrent de taille prend place pour un « Rap Battle ». « L.E.D. Piperz » rape avec tout autant de conviction que son adversaire. Le rap n’est pas ma tasse de thé, exception faite pour les « Beastie boys », mais les deux morceaux sont tout de même entraînant c’est pourquoi ils méritent de figurer sur cette chronique. Nous retrouvons l’ambiance de « Twelve » sur le morceau de « Groom » feat « N’zeng » (Peuple de l’herbe) et c’est un plaisir de découvrir des titres instrumentaux où pour une fois on ne s’emmerde pas. Un titre 100 % vivant et captivant dès la première écoute.

L’intensité monte, la chaleur de la journée aussi

Le maître du « rap électro » vient donner une fois de plus une leçon à ces futures générations déjà bien en place. Il s’agit bien évidemment de « JC001 » (Peuple de l’herbe) qui revient sur des refrains saturés par des guitares rageuses. L’appel des guitares suffira à « Horfield S.C. » pour venir défendre son titre « punk » façon Burning heads. Je laisse votre imagination prendre libre cours. Cours de mélodie avec « Cedric Benoit » et « DJ Matsa » en guise d’interlude. Le titre est rapide et va droit au but. « Flore Vs. Prosper et Balda », auraient-ils une tendance au plagia ? Explications ! Les premières notes sonnent « Asian Dub Foundation ». Une très bonne référence tout à fait sérieuse et respectable. Quant à la seconde, là, j’aurais besoin de votre mémoire (référence un peu moins sérieuse mais j’arrive à me rattraper tant bien que mal, plus bas, où je fais référence à l’artiste préféré d’Oscartramor, d’où son pseudo !). Rappelez-vous de la pub Levy’s avec la peluche de couleur vive (Sosie d’Elmo ! Aucun rapport avec la connaissance de Manu Chao parce que c’est Helmo dans la chanson) où le riff principal du titre était complètement débile (Mr Oiso). Ben voilà, ça donne « Filthy criminal » de « Flore Vs. Prosper et Balda » qui sont visiblement très ouverts musicalement. Très bon titre au demeurant (Merci à « Sznico » pour ce nouveau mot !) avec son chant ragga.

Avant de continuer et puisque c’est le moment des dédicaces, je souhaite saluer « Sznico » qui apprécie mon écriture (surtout ma conjugaison !!!) et à qui je souhaite d’avoir mon imagination pour atteindre la perfection (synonyme). Chroniqueur de chronique est déjà un grand pas en avant. Courage mon petit. Pour plus d’explications, retrouvez les commentaires présents sur l’interview du Peuple de l’herbe à Skabazac festival édition 2005 (Un peu de pub ne fait pas de mal). Ca vaut le détour. Vous jugerez ainsi de MON ouverture d’esprit.

Encore petit dans l’univers électro mais grand dans l’imagination. Un espèce de chant « Funk » sur une musique électro transcendante : « Dual engine ». Un petit morceau instrumental pour finir la journée comme elle s’est commencée avec « Uzul ».

Bref, il est impossible d’aller se coucher après ça !

Un album, peu cher de surcroit (environ 10 euros) dans lequel j’ai eu du mal à me plonger mais qui vaut le détour car il rapproche les artistes et ouvre ainsi l’esprit de ceux qui les écoutent.

Merci au Peuple de l’herbe pour cette belle leçon.