Cranes dans bones

Nous avions connu Bassdrum avec sa première démo qui laissait entrevoir, il y a une petite année seulement, une envie de renouveau, de création. « Cranes and bones » est en effet la toute dernière création du groupe, l’album que j’attendais impatiemment.

L’éclectisme du groupe et leur inlassable goût pour la création auront eu raison, une fois de plus. Explorer est le mot d’ordre sur cet album aux accents électroniques et l’on ne peut que féliciter le métissage des genres. Nous remarquons la surprenante nouvelle recrue du désormais trio BassDrum. Valentine s’impose sans complexe et nous bluffe avec des titres transcendants « Sally », donne une autre dimension aux morceaux, une deuxième vie en quelque sorte. Il est désormais difficile d’envisager un groupe sans sa détermination. Les titres s’y trouvent bonifiés et inlassables « Top floor », « Fairy ».

Une véritable immersion dans un monde à part où l’énergie des machines, l’implication du chant et celle des instruments, légèrement trafiqués par notre ami magicien Shogun, dépasse les attentes de tous «7 miles ».

Les dix titres s’enchaînent tambour battant, presque sans répit. Valentine met ses talents en avant (qui en aurait douté autrement !) sur un titre acoustique « Lazy queen » qui dégage un charme éternel, surprenant dont on ne se passe plus.

Trois musiciens seulement, un boucan d’enfer et une envie commune, celle de réveiller la masse avec son « rock’n’roll à machines ». Lolo, le troisième alien se métamorphose en même temps que la musique qu’il dégage dès lors qu’il touche sa basse dopée à la distorsion « Raise ». Ses lignes de basse se fondent parfaitement, un tout inédit et sans concession.

Le charme l’emporte et la musicalité est belle et bien présente puisque la guitare, la basse, le synthé et autres boîtes à rythmes d’un autre temps nous procurent des sensations uniques, un spectacle gravé sur disque.