Chronique

Le rock d’Antarhes est porté par deux voix captivantes et une bonne dose de guitares énervées. Afin d’adoucir les traits de leur musique et briser les préjugés, une présence bel et bien féminine tranche radicalement avec l’agressivité des guitares venues donner le ton.

L’énergie est donc le moteur d’un groupe aux influences criantes : l’intro de « Stay away » est largement inspirée de Matthiew Bellamy (du groupe Muse) ainsi que de la muse incontestable de Laëtitia, arme et âme du groupe, Amy Lee (du groupe Evanescence). Un rôle féminin efficace et nécessaire créant surprise et stupéfaction. « Love song » rappelle étrangement l’un des titres phares des Australiens d’Evanescence « Bring me to life ».

Effectivement, la première écoute est carrément époustouflante mais ces petits détails desservent un groupe au réel potentiel et à l’imagination malgré tout fertile : refrains accrocheurs « Home », solos enivrants « Carpe diem » et « Power rock ».

Une classification mystérieuse de plus rendant cet objet « Silaelin » intéressant à bien des niveaux (Artwork, production…) mais malheureusement pas au niveau du concept…Déjà vu !

Notez bien qu’aujourd’hui, malgré son importance, l’étiquette musicale n’a plus aucun sens, noyée dans un flot d’influences nées du métissage des cultures : on sent évidemment des goûts musicaux très éclectiques derrière ce travail de titan mais, à mon grand désespoir, pas assez exploités.

Professionnel et consciencieux dans son travail, Antarhes a de belles années devant lui et une bien belle promesse avec cet album qui ne demande qu’à être adopté.

Une bonne écoute à tous ceux et celles qui aiment le rock et ses dérivés !!!