Chronique 2

La pochette de l’album représente une petite fille, perchée sur un meuble à quelques mètres seulement de la mer et de l’infini. Elle observe l’horizon et est obnubilée par ses pensées, ses rêves et sa vision trop parfaite d’un monde aux nombreuses imperfections.

On imagine reconnaître Elora dans les yeux de cette fillette et l’on suit son évolution et sa capacité à construire un nid douillé, loin de l’agitation du monde des adultes, sans pour autant passer complètement à travers « Hello ».

A mi-chemin entre le rêve et la réalité, « Elora » garde comme un précieux trésor, la naïveté de l’enfance.

« A l’abris de la tourmente
De ces vents porteurs de maux
Si paisible et insouciante
Elle dort dans son univers
Sans défaut »

Elle se heurte à la réalité et replonge de plus belle dans ses rêves.

« Elle abat les murs de sa vie
Pour tout reconstruire selon ses envies
Pour sortir de l’impasse
Elle brise, elle détruit tout ce qui lui nuit
[…] Et ses rêves dès demain
Seront à portée de ses mains »

Cet Ep intitulé « En rêve » ouvre le débat. Est-ce faire preuve de bon sens de donner la vie dans un monde aussi égoïste et cruel ? Est-ce responsable ?

La fragilité des enfants est un sujet bien exploité, le concept est intéressant et original. La musique se fond dans l’univers mais sans grande révélation. Les textes sont portés par Damien et Anastasia, deux voix aux qualités indéniables.