Allers/ retours

Indiscutablement plus rock, la nouvelle formation respire d’un renouveau captivant. « Allers Retours » succède à ses prédécesseurs avec des changements de très bon goût. L’héritier de « Peu importe » nous emporte dans un univers emprunt de mal de vivre et de sentiments humains.

Nous vivons une époque de fous où chacun cherche son équilibre « Le meilleur ». Une foule de sentiments et de tocs accumulés dans une société où la normalité n’existe pas malgré la peur de la différence « A la bonne heure ». La différence, me direz-vous, est une force lorsqu’elle ne tombe pas dans l’absurde, la paranoïa « K.O. par insomnie » pour enfin finir en dépression « Enfin seuls ».

Où habitez-vous ? « Chez les fous » semble la réponse la plus probable dans l’univers décrit par le nouvel album de Philippe Prohom où, rassurons la population, des émotions saines « Autour de Lucie » voient le jour. Un terrain de jeu où l’on jongle volontiers avec nos sentiments les plus profonds « Un inconnu » et nos impulsions les plus puériles « Grossier », dénuées de sens « En forme » mais assurément d’actualité.

Plaire à tout le monde devient une obsession, une vie de compromission, de remise en question, d’explosion mentale, de bonheur…un monde de fous ! Un monde plein de vices et d’imperfections influant sur notre psychisme « Mon étiquette ».

L’album est donc à la hauteur malgré la perte d’attention rapidement éprouvée sur les derniers titres laissant un sentiment d’inachevé.

Un bien beau portrait de notre société, un « Allers Retours » entre vérité et absurdité des temps modernes.